JOURNAL

Collines

 

 

Technique mixte sur toile - 81 x 116 - 1200 euros

6.10.09 11:40


L'étoile du soir

Et quand s'allume l'étoile du soir - que montent, bruyantes, les lumières de la ville - que la morsure froide de l'hiver laisse les rues tranquilles - je pense à toi.

A d'autres lieux parfumés - encore de ta présence - de tes mains douces - de tes silences - de ce sourire qui plisse tes yeux d'enfant-femme - de tout ce qui brûle les restes de mon âme.

Et quand s'allume l'étoile du soir - que montent les prières des fous - sur la nappe étoilées du ciel nocturne - qu'on les entends se plaindre à genoux - hurler, maudire - d'être seuls - abandonnés - semblables - je n'ai rien d'autre en mon âme - que ta peau parfumée de violette - que le désir d'être nu contre toi - de n'avoir plus que cela.


SORRY FOR MY TRANSLATE - MY ENGLISH IS NOT SO GOOD (

And when switch on the evening star - that rise, noisy, the lights of the city - that the cold bite of the winter leaves quiet streets - I think about you.

In other perfumed places - still of your presence - of your sweet hands - of your silences - of this smile which wrinkles your child-woman's eyes - of all which burns the rests of my soul.

And when switch on the evening star - which go up the prayers of the madmen - on the tablecloth studed with the night-sky - that one intend them to complain on the knees - to roar, to curse - to be alone - abandoned - similar - I have nothing else in my soul - that your perfumed skin of violet - that the desire to be nude against you - not to have more than it.
6.1.09 19:27


Mélopée orgasmique

Terrible conquête - Inévitable quête - sommeil des lustres - Espoir en cavale - Solitudes académiques des écrivains arithmétiques - Il n'y a rien à créer ce soir - juste la nuit qui tombe - en douceur comme une ombre - Nécessités solides - des fins de siècles, des déclins annoncés - Figures maladives des désabusés - Septembre fut le début de rien - et la fin.Terrible conquête - Insatiable besoin d'amour - Anorexie médiatique – je pense et j’essuie – les plâtres qui dégringolent – je pleure, je pisse et je rigole – traversé par la coagulante illusion - de devenir star d’un jour – Souviens-toi des doux baisers fébriles – des mains dans la main du soir – poétique mise à l’usine – des derniers bruits du désespoir – ce monde comme je l’imagine – est un peu plus en couleur que le jour – un peu plus brillant qu’une vitrine – un peu plus humain qu’un abat-jour – Soulante nuée des piétons – traversant les chaussées cylindriques – léchant le monde à reculons – rêvant d’une mélopée magique – ce que tes seins n’ont pas d’ordinaire – c’est qu’ils sont vrais quand ils sont dans ma bouche – c’est de ce cris du corps quand je te touche – que je refais mon lit d’hier – Chante encore à la cantonade – des longs chemins bleus irisés – des plaines et des montagnes de jade – des jours plus jeunes et des jours enviés – Terribles nuits interminables – des rêves éteints – des rêves si courts – de l’argent facile – des maquillages – Des mensonges qui courent, qui courent – Ce que tes yeux ont de facile – c’est qu’ils regardent les deux à la fois – c’est qu’ils voient de moi l’inutile – le nu de toi – le nu de moi – Je suis dans tes mains impatientes – Je suis sur ton ventre tendu – je suis perdu dans la tourmente – de ton cul.

Terrible conquête – réceptacle de nuit et de jour – mon corps est un fusible de porcelaine – ma tête, une dentelle d’amour – j’ai l’enfant qui pleure dedans mes lèvres – j’ai l’Homme qui attend le brouillard du matin – ce que j’aime de ta peau que j’enlève – c’est qu’elle est plus vraie que le destin – lointain des grandes républiques – perdu des démocraties de soldats – Je suis la langue magnifique – qui glisse du cou jusqu’à tes bas - Tu es comme je l’imagine – bien loin des discours arrangés – bien loin des phrases politiques – plus proches que tous les baisers.

Terrible conquête – femme bleue des gorges arabiques – sourires brûlants et magnétiques – force inconnue de ce qui manque au monde – pas le sourire d’une Joconde – pas le creux d’un luxe ostentatoire – l’espoir.
27.11.08 12:10


C'est pas...

C'est pas qu'on était devenu sauvage - c'était sans doute un coup de soleil sur le coeur - un coup de chaleur - Se dire que rien n'avait changé - rien depuis la puce électronique - depuis la marée médiatique - les pop stars - la flambée du pétrole - et puis le coin de ta bouche quand tu souris - l'étincelle dans tes yeux - et cet air malheureux qui ferait pleurer toutes les guitares de l'Andalousie - l'envie - la jalousie - les mains qui se cherchent - les jambes qui s'entremêlent - la direction du soleil - Istambul et le Bosphore - le parfum qui s'accroche - la saison morte - C'est pas qu'on était devenu sauvage - ou qu'on serait devenu sage comme des mirages - c'était comme un coup dans le ventre - la tourmente - l'heure exacte où il n'y a plus rien à faire - que de rester seul comme un con - de regarder passer des oiseaux - des passants - des autos - de remettre
le compteur à zéro - c'est pas qu'on était devenu sauvage - non - c'était rien - le rien qui passe - le rien qui nous dépasse - des on sait pas on a rien vu venir - des simplement bonsoir - porte-toi bien - ne m'oublie pas trop vite - et que s'efface la douceur de tes bras - le goût de tes baisers - l'empreinte de ta langue sur le bord de ma bouche - la chaleur d'un soleil qui se couche - toi - moi - le temps qui n'est plus là.
13.11.08 12:57


j'aime

j'aime le tumulte, la bruyance, l'impertinence des voyageurs, les heures creuses et les heures pleines, les gens qui passent à la pelle, et retourner chez moi pour n'entendre plus que le bruit de mes doigts quand je peins..
13.11.08 00:35


La scintillance du désir...

La vie comme une poignée de sable - juste fluidité - scintillante comme un désir qui nous échappe - cette lumière sur l'asphalte - un reflet n'est toujours qu'un reflet - l'image - un visage qu'on aime plus que tout - un souvenir - un rendez-vous - un sentiment confus de s'être perdu pour se retrouver - des mots qui se cognent - le coeur qui injecte son nectar - les illusions du hasard - la vie comme une poignée de sable - scintillante comme un désir - illusoire et instable - et cette force indomptable de savoir - de connaître dans le profond des profondeurs - le périmètre exacte de la conscience - la lumière précise et verticale du véritable amour - le puits sans fond des découvertes - l'infinité de l'être - l'amplitude nécessaire pour sortir de son désert - voyageur inlassable - marcheurs des chemins de montagne - vers les sommets inatteignables - la canopée d'émeraude qui reçoit la poussière des étoiles...
2.11.08 18:12


La mariée rouge

 

 

 Acrylique et collage sur toile - 60 x 73

Tous droits réservés - Franck Godeau

26.10.08 00:21


Mecanik Nude

 

 

Technique mixte sur toile - 41 x 33

Tous droits réservés Franck Godeau

 

24.10.08 17:12


Portrait Chinois

 

 

 

Technique mixte sur toile - 41 x 33

Tous droits réservés Franck Godeau

 

24.10.08 17:12


Roulade

 


Technique mixte sur toile - 30 x 30

Tous droits réservés Franck Godeau

24.10.08 17:09


Femme rousse.

 

 Technique mixte sur toile - 41 x 33

Tous droits réservés Franck Godeau

24.10.08 17:08


Son silence

J'aime son secret - J'aime ses silences - j'aime quand plus rien ne peut la saisir - j'aime la connivence - j'aime ses cheveux noirs - ses grand yeux de satin - la longueur de ses mains - la courbe de ses hanches - j'aime le matin de son souffle - la nuit de ses angoisses - j'aime quand elle est lasse - et joyeuse de me retrouver - j'aime sa tête de chat - j'aime la sentir dans mes bras - j'aime son impertinence - sa douceur et ses silences - J'aime être aimé - j'aime l'aimer - j'aime ses larmes - j'aime et je regarde - j'aime l'entendre rire - soupir - expire - maudire son dictionnaire - rêver d'être un oiseau - j'aime ses mots - ses maux - j'aime et je ne suis pas fou - je sais ce que je garde - cacher au fond de moi - son silence est son secret - son silence est trésor - plus précieux que de l'or - plus mystérieux encore - je suis gardien fébrile - protecteur anonyme - de ce que toutes les femmes - perdent en perdant leur âme - le silence du secret - le secret du silence - cet endroit arrêté - cette connivence avec les étoiles - je suis le petit prince - le goéland rêveur - et j'écoute son silence comme une prière sacrée.
22.10.08 00:47


Red river

 

 

 Acrylique sur bois - 60 x 80

Tous droits réservés - Franck Godeau

7.9.08 14:45


4 septembre

 

Acrylique sur toile - 90 x 90

Tous droits réservés - Franck Godeau

 

4.9.08 14:05


Paris

Paris a des airs mélancoliques - des relents alcooliques - des odeurs manifestes - des robes d'un soir - des vestes - Sa tour pointe vers les nuages - montre du doigts tous les voyages - des avions blancs dans un ciel d'acier - des humeurs noires comme le café - Et toujours une envie de s'enfuir - de revenir - d'être accoudé à la même vitre - de regarder glisser le pire - meilleur - changement d'heure - les trop tard et les pas assez tôt - les retards et les photos - souvenirs - un visage comme une icône - la madone - ses grand yeux noirs - ses cheveux courts - une folle envie de faire l'amour - d'embrasser sans compter - de prendre les paris - sur la vie - Paris jamais ne se réveille - Il dort profond sans son soleil - étire ses rues de gauche à droite - allonge ses monuments - se dilate - comme une simple flaque d'huile - son parfum n'est jamais subtil - mais tant de rêves s'y sont perdus - qu'on y est ou qu'on y est plus - abandonné - seul - Je suis si loin de toi.
22.8.08 14:15


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